Conception réalisation : MICKAËL GOURE ACS 22 MULTIMEDIA - COPYRIGHT MICHEL PRIZIAC

La vie des gens
Faut-il payer pour aimer ? Faut-il être payé pour aider celui qui a froid ou qui a faim ?
Il suffirait d’écouter, ne serait-ce qu’un instant la sagesse des terroirs, au lieu de se lancer dans le lointain de grandes théories à faire pâlir la lune qui pourraient se résumer ainsi :
« Les questions sont d’importance, le comité de pilotage s’impose, le dense programme de réunions qui l’accompagne prendra du temps et demandera beaucoup de subventions attribuées après étude approfondie d’un énorme dossier établi suite à une longue concertation. L’engagement écrit de toutes les parties sera nécessaire jusqu’au jour où, tout ceci arrivant à terme, les règles du jeu auront changé et la caducité dira qu’il faut recommencer en orientant différemment le dossier qui nécessitera une remise à plat, un diagnostic, une mise en cohérence des études pour faire des économies… « de chauffage et d’amour ».
En attendant, ceux qui souffrent ont toujours froid, faim et soif. Les réunions au chaud pour chercher des solutions ou passer le temps fon tpeu de cas de leur dénuement et de leur solitude.
Nous pensons qu’aujourd’hui, sans acrimonie, sans nostalgie, avec beaucoup d’humilité, avec le cœur nature dont est doté chaque humain, raconter le paysage, raconter le vécu des femmes et des hommes des terres de passions, raconter le passé grand’mère de ceux qui ont fait et qui font toujours, fort heureusement, le monde haut en valeurs des terroirs qui sait ce que vivre veut dire.
C’était hier,
Les humains entendaient la nature
Les humains parlaient aux animaux
Les humains parlaient aux humains
Les éditions Kidour lancent une collection de livres réalisés à l’occasion d’anniversaires. En effet, laisser passer une date fatidique, sans l’honorer comme il se doit, pourrait être considéré comme négligence par les générations suivantes.
Parmi les cérémonies, fêtes et manifestations organisées pour marquer l’événement, le livre partage les informations et garantit une trace écrite offerte à ceux qui, plus tard, emprunteront à leur tour la terre que nous leur laisserons.
Collection anniversaire : les 500 ans de l’église Notre-Dame de Grâces (22)
Avoir la chance de fêter le 500e anniversaire d’une église paroissiale qui n’a jamais subi de transformation fondamentale est une chance fantastique pour une commune. Lorsque celle-ci, chapelle d’un monastère de Cordeliers, fut payée en grande partie par Anne de Bretagne lors de son Tro Breiz de 1505, c’est encore mieux. Première pierre posée le 12 mars 1506, charpente en 1508.
L’architecture est révélatrice de cette époque transitoire entre Moyen-Âge (dont la découverte de l’Amérique en 1492 marque la fin) et le début de la Renaissance.
A l’intérieur, il suffit de lever la tête pour s’offrir de fabuleuses sculptures sur l’ensemble des sablières désormais mises en lumière par un éclairagiste de spectacle. L’artiste, y a mis en scène, voici 500 ans des animaux, les vices, les vertus et divers feuillages. En l’église Notre-Dame régulièrement ouverte, vous pouvez les admirer et, avec des jumelles, admirer des œuvres d’art parfaitement conservées. Nul doute que cette facilité d’observation désormais offerte fera le bonheur de tous les passionnés d’histoire de l’art et des curieux visiteurs. En tout état de cause, un tel patrimoine vaut le détour.
Le livre Notre-Dame de Grâces (Itron Varia Gras) raconte, après une histoire contée de la Bretagne, la vie d’Anne de Bretagne, duchesse et deux fois reine de France (fait unique dans l’histoire) dont les armes (cordelières et semis d’hermines) figurent au-dessus de la porte, à l’extérieur. Suivent une description de l’église et des sablières par madame Simone Toulet, une description de la verrière par Le Bihan, maître verrier et des éléments de la vie de Charles de Blois dont le chef se trouve à l’intérieur dans un reliquaire.

Pour toute information concernant la rédaction, la mise en page, la publication ou tout autre renseignement sur ce type de livre anniversaire, n’hésitez pas à nous contacter.
Un renseignement ? un livre ? un projet ? michel.priziac@wanadoo.fr

Bothoa
Les évènements du terroir sont nombreux dès qu’on les cherche. En voici un qui s’est passé au printemps 1806. Sur les chemins de Bothoa (devenu par la suite Saint-Nicolas-du-Pelem) en Côtes-d’Armor, Mathurin Alano, curé, s’en est allé à la rencontre de tous les habitants pour s’enquérir de « l’état de leurs âmes ». Il en a rapporté les noms, prénoms, âges, situations au sein du foyer, professions (parfois) et hameaux de résidence. Dès lors nous disposons pour cette commune de l’un des tout premiers recensements de population qui ont existé en espace rural. Jusque là, les documents tenus par le clergé consistaient en registres : celui des baptêmes, celui des mariages et celui des sépultures (BMS).
L’étude détaillée de ce document permet d’évoquer la vie campagnarde aux premières années du XIXe siècle, de connaître la répartition des familles, les âges, les noms, les prénoms ainsi que l’écriture des toponymes à cette époque. En ce sens il peut apporter une aide précieuse aux passionnés de toponymie, de généalogie, à tous les gens qui veulent savoir.
Cet ouvrage constitue un exemple de la manière dont chacun, historien ou amateur éclairé, chercheur… peut mettre à la disposition des autres des informations de nature à les intéresser.